vendredi 24 décembre 2010

Paul Bunyan is back!

Petite précision: à la base, Paul Bunyan est un livre de 1925, adapté en dessin animé par Disney en 1958 et contant les aventures d'un gentil bûcheron géant.
Ce ptit filou de Gary Jones ( réalisateur de chefs d'oeuvre tels que Spiders, Mosquito et même Boogeyman 3!!!) a décidé de nous livrer sa version du conte avec un Bunyan psychopathe bien entendu armé d'une hâche énooorme! Alors, ce sera cheap mais probablement drôle, d'autant que le multi- oscarisé (lol) Joe Estevez, trés prolifique dans le DTV (IMDB me dit par exemple que le monsieur a joué dans Beach Babes From Beyond, Rollergator, Motorcycle Cheerleading Mommas, San Franpsycho et le meilleur pour la fin Karaté Commando: Jungle Wolf 3 !!!) et tonton d'Emilio tient le rôle principal.
En tout cas, les visuels attisent ma curiosité.
Ca a l'air Géant! Ha ha ha...






Allez, en cadeau, le dessin animé d'origine, légèrement différent...









dimanche 19 décembre 2010

Critique de "Ch@troom"



Réalisé par Hideo Nakata
Scénario: Enda Walsh

Résumé:
William, 17 ans, solitaire, passe son temps sur internet et ouvre un forum de discussion pour les adolescents de sa ville. Rejoints par Eva, Emily, Mo et Jim, tous vident leurs sacs sur leurs parents, leurs soi-disant amis, leurs émois, leurs traumatismes. William, très à l’écoute, les conseille et les incite à s’affranchir de leurs problèmes par l’action… Aucun d’eux ne sait que dans la vie réelle William est un adolescent perturbé, et qu’il est déterminé à influencer le groupe sur son Chatroom « à la vie - à la mort »...

Pour être tout à fait honnête, en ce qui concerne la filmo de Nakata, je m'étais arrêté à Le Cercle 2 qui était vraiment navrant et m'avait un peu dégoûté.
Entre-temps, le monsieur est retourné dans son pays pour tourner Kaïdan, film de fantômes traditionnel et une nouvelle séquelle à Death Note. Ce qui nous amène à Ch@troom, son deuxième essai en dehors de son pays, cette fois, en Angleterre.

Le sujet particulièrement intéressant nous vient d'Enda Walsh (scénariste du plébiscité Hunger) et traite du mal-être adolescent et l'influence qu'a internet sur ce dernier. Un sujet passionnant mais hautement casse-gueule dans la mesure où deux univers (virtuel et réel évidemment) sont dépeints ici et que l'action passe constamment de l'un à l'autre. De plus, les dialogues constituant la majorité du récit, ils se devaient d'être rythmés et dynamisés par le biais de la mise en scène.

A ce niveau-là, c'est trés réussi, l'idée de matérialiser les salons de discussion par de vraies pièces étant excellente et en tout point logique. De même pour le contraste entre le réel (couleurs fades, visages pâles, aucune musique et le virtuel aseptisé (couleurs chaudes, lumières vives, personnages plus beaux, fashion et musique pop). La forme épouse donc trés bien le sujet et forme un univers cohérent.

Les personnages, quant à eux, sont assez touchants, chacun ayant leurs blessures qui se dévoileront au fil de l'intrigue. Il est d'ailleurs appréciable que même s'ils représentent plus ou moins chacun un cliché ( le timide mal dans sa peau, la petite bourgeoise intello...), ils restent profondément humains et on croit à leur fragilité. A ce titre, Aaron Johnson (Kick-Ass) est vraiment excellent.

L'univers dépeint dans le film n'a rien de glamour ou d'aseptisé et c'est ce qui est appréciable. Le film est jusquauboutiste, traite de sujets tabous de manière assez frontale: on parle de pédophilie, de suicide ouvertement. Le film, courageux dans ces thèmes, reflète une réalité trés glauque qui est pourtant la nôtre.

Malheureusement, ces sujets sont lancés mais jamais approfondis ce qui est assez regrettable pour certains axes narratifs qui ne trouveront pas de conclusion. Et on peut être frustré par une oeuvre voulant trop s'élargir dans ses thématiques au point de se perdre et par conséquent de souffrir de pertes de rythme.

Peut-être pas le meilleur film de Nakata à cause de ses maladresses mais certainement le plus subversif et le plus riche thématiquement, ce qu'on doit probablement à la scénariste Enda Walsh. Un film qui n'impose pas de message mais pose son lot de questions pertinentes. Pas du tout ciblé ados et absolument pas fun (un gage de qualité dans le cas présent), il mérite définitivement d'être visionné.


Bande-annonce:





Une nouvelle adaptation du Corbeau

Le poème d'Edgar Allan Poe a droit à une nouvelle variation à l'écran et c'est le réalisateur de V pour Vendetta et de Ninja Assassin, James MacTeigue, qui s'y colle. Le film décrit les derniers jours de la vie de Poe qui poursuit un mystérieux assassin copiant les meurtres de ses écrits. Le cinéaste décrit son oeuvre comme un croisement entre le poème et Seven. Poe y sera interprêté par le sympathique John Cusack et la jolie Alice Eve vue notamment dans Big Nothing jouera son épouse. Voici un premier cliché du film qui devrait sortir sur les écrans courant 2011.

samedi 18 décembre 2010

Critique de "My Soul To Take"

Réalisé par Wes Craven
Scénario: Wes Craven
Avec: Max Thieriot, John Magaro et Denzel Whitaker

Résumé:
L'histoire d'un serial-killer qui ressurgit seize ans après sa prétendue mort pour tuer les sept enfants nés cette nuit-là.
Le nom de Wes Craven évoque pour tous un grand des années 80/90 dont le point d'orgue est sa trilogie des Scream, celle-ci ayant redonné un grand coup de fouet au Slasher et même au genre épouvante. Depuis, le monsieur s'est fait plus rare et moins efficace (le médiocre Cursed et le trés moyen Red Eye) quand il s'essayait même à un genre complétement différent (La Musique De Mon Coeur, pas vu mais certainement "dramatique").
My Soul To Take est donc son retour attendu dans l'horreur parsemée de fantastique. Malheureusement, Se citant lui-même à outrance, Mr Craven fait de ce film le produit indigeste de Scream et des Griffes De La Nuit réunis. je peux vous dire que passée une intro intriguante et assez rentre-dedans, je me suis retrouvé choqué par une telle débâcle. Le film est un ramassis de clichés immondes que le même réalisateur pointait du doigt il y a plus de dix ans dans son fameux Scream. On est à nouveau face à un whodunit, trés mal orchestré, peuplé de personnages inintéressants incarnés par des acteurs aussi expressifs qu'une langouste portant le voile , les meutres sont répétitifs, sans aucune inventivité, le scénario bâclé, gavé de rebondissements improbables, le montage est parfois carrément à la ramasse. Au niveau des clichés, on a: les menaces du tueur par téléphone, le costume du tueur, la fin explicative à la Scoubidou... et j'en passe.
Bref, un vrai scandale qui ne rassure pas quand à la venue de Scream 4 dans quelques mois.


Bande-annonce:




Critique de "Macabre"



Macabre aka Darah
Réalisé par Kimo Stamboel et Timo Tjahjanto
Résumé:
Tous les éléments d’un survival classique sont présents : des jeunes un peu cons attirés malgré eux dans une demeure sinistre appartenant à une famille de barges complets.
Donc, l’intérêt ne vient évidemment pas du scénario mais plutôt du personnage de la mère de famille (interprêtée par Shareefa Daanish) , fascinante, increvable, réellement effrayante et heureusement bien présente. Ce personnage donne une ambiance réellement intrigante au film.  Dommage donc que toute la violence parsemée dans le métrage soit d’une gratuité parfois embarrassante et servie par une réalisation un peu fade.
Sympa mais sans plus quand on connait ses classiques.

Bande-annonce:




Critique de "Splice"




Réalisé par Vincenzo Natali

Résumé:
Un couple de génie en génétique crée Dren, une créature qui est le fruit de l'association entre ADN humain et ADN de synthèse. Evidemment, l'expérience va mal tourner.

Il s'est fait désirer Vincenzo Natali mais l'attente est payante car l'espérience ne manque pas de mérite et de culot. On a donc affaire à un film de monstre ici où évidemment la question suivante est encore posée: qui du créateur ou de la créature esl le plus monstrueux?
Bon alors déjà, la créature est magnifique, crédible et monsieur Natali joue brillamment avec son ambiguité sexuelle. En effet, Dren n'est pas E.T et se présente définitivement comme une créature sexuée avec ses pulsions de violence et son comportement charmeur. Ce véritable ménage à trois dévoilera son lot de surprises que je ne dévoilerai évidemment pas. Ce que je peux dire, c'est que le film est assez jusquauboutiste et vraiment pas aseptisé et c'est vraiment tout ce qu'on en attendait. Je ne veux pas trop en dire pour ne pas spoiler, simplement qu' Adrien Brody, Sarah Polley et Delphine Chanéac (Dren) sont parfaits et que la mise en scène est au diapason.
Une excellente surprise!


 
Bande-annonce:




Critique de "Hatchet 2"





Réalisé par Adam Green
Scénario: Adam Green

Résumé:
La seule rescapée du précédent massacre, Mary Beth (Tamara Feldman du 1er opus est remplacée ici par Danielle Harris vue dans les "Halloween" de Rob Zombie) s'enfuit des bayous et demande au révérend Zombie (Ce bon vieux Tony Todd ) de former une expédition pour récupérer les corps de son père et de son frère afin de pouvoir les enterrer dignement... et éventuellement se venger en tuant Victor Crowley (Toujours interprété par Kane Hodder). Le massacre peut continuer...

Soyons clair, Hatchet, premier du nom, m'avait laissé le souvenir d'un slasher sympatoche par son aspect assez fun et bourrin mais pas transcendant, le film ne se démarquant aucunement d'une autre bande horrifique et certainement pas par sa caractérisation extrêmement stéréotypée des personnages. Ceci étant dit, voyons ce que nous offre cette séquelle.
Point intéressant, le film reprend au plan près au moment où le premier nous avait laissé, à savoir, Mary Beth se battant avec Crowley puis réussissant finalement à s'échapper. Ca commence donc plutôt bien mais malheureusement, le rythme retombe juste après et ca commence à blablater sévère, à nous balancer des flash-backs qui alourdissent un peu plus une histoire déjà pas trés fine. C'est là le premier défaut du film, vouloir compliquer une intrigue qui n'en avait pas vraiment besoin et donner des motivations à Crowley, ainsi qu'un côté fantastique assez malvenu selon moi.
Maintenant, la partie qui nous intéresse: est-ce que ca charcle? Ben oui, le côté bigger and louder de la séquelle est bien là avec des mises à mort variées et amusantes (mention spéciale à la scène de la levrette, ça, c'était magique). Dommage cependant que les effets gores soient assez inégaux et approximatifs.
J'ajouterai quand même que la réal est assez planplan, pas trés inventive.
Au niveau personnages, on s'emmerde pas, on balance un trouillard de service, le black qui fait des vannes trop drôles (nan, ca va, il m'a fait un peu marrer), le dur à cuir, le lâche qui laisse les gens crever (comment ca je spoile?!) et enfin l'héroïne courageuse et altruiste, qui soit-dit en passant surjoue et casse un peu les couilles.
Ah ouais, on va me dire "tu démolis le film" mais bon, non, ca va, c'est sympatoche et tout, comme le premier quoi.

P.S: De toute façon, un tueur en salopette, c'est quand même pas trés sérieux!


 
Bande-annonce non censurée:

Bande-annonce officielle (jouez au jeu des différences):